Preview Rugby Top 14 : les Outsiders (saison 2017/2018)

Preview Top 14

Préambule de ce preview TOP 14 :

Tout ce qui est écrit ici n’est que l’avis de l’amateur de rugby que je suis. Je serai ravi de discuter avec quiconque aurait un avis différent sur une ou plusieurs équipes. Je vous invite à commenter directement l’article pour débattre autour d’une équipe.

Auteur : Jean Michel.

Table des matières

Episode 1 – Clermont
Episode 2 – Toulon
Episode 3 – Stade Rochelais
Episode 4 – Montpellier
Episode 5 – Castres
Episode 6 – UBB
Episode 7 – LOU
Episode 8 – Pau
Episode 9 – Racing 92
Episode 10 –  Stade Toulousain 

Bonus : Pari long terme top 14 

Dans cet article, vous retrouverez les épisodes 5 à 10 : les Outsiders ! L’article sur les Favoris (les 4 premiers épisodes de la saga) se trouve ici. La suite (la zone rouge) sera disponible ce week-end ! N’hésitez pas à lâcher vos commentaires sour cet article !

 Episode 5 – Castres

Saison 2016/2017

Toujours placé, rarement gagnant, ça pourrait être la devise du CO. Encore une fois Castres a vécu les barrages, finissant 5ème au terme de la saison régulière. Sorti dès les barrages en revanche dans un match où le RCT avait tout de même passé quelques minutes à 13 contre 15. Deuxième meilleure défense derrière La Rochelle, les hommes du coach Urios savent s’y filer quand le combat bat son plein. L’équipe a réussi à tourner sans maître à jouer digne de ce nom, Urdapilleta a fait une saison très moyenne, voire mauvaise, c’est Dumora qui a été mis à contribution. Pas forcément l’équipe la plus agréable, mais équipe efficace qui fait le travail.

Inter-saison

Peu de mouvements chez les castrais. Au niveau départ, Brice Mach, et surtout Antoine Dupont (parti à Toulouse) la petite pépite du rugby français au poste de n°9 (où le réservoir est déjà assez profond et tant mieux).
En terme d’arrivée, Firmin, Domenech et Paris arrivent de Pro D2, Rado(sa…..) arrive de Clermont, et Battle de Grenoble.
Pas un recrutement de folie, pas aussi clinquant que les grosses écuries, mais qui reste correct. A surveiller Taylor Paris, la flèche canadienne. On a aussi beaucoup parler de Thibault Lassalle, fils du maintenant célèbre Jean Lassalle, et là pas de
doute, vu le pif du gamin, c’est pas le fils du facteur !

Saison 2017/2018

Comme je le disais en introduction, Castres est toujours là à la bataille pour le Top 6, ça passe souvent de très peu, mais ça passe.Le départ de Dupont enlève un profil très intéressant en 9 et une rotation à Kockott qui a souvent des (gros) trous dans la saison. Rado n’a pas vraiment de point fort, ni vif, ni buteur, ni une vision du jeu audessus de la moyenne ..
L’équipe ayant peu bougé les bases de l’an passée ne devraient pas être des plus compliquées à retrouver. Ils ont débuté leur préparation par un stage avec l’armée de terre et les « olympiades » du club pour souder les mecs.

Faiblesses

  • Il est difficile de trouver un gros point faible à cette équipe parce qu’elle est en réalité « moyenne » dans tous les secteurs mais mauvaises dans aucun. C’est ce qui leur permet de toujours lutter pour le top 6 sans jamais réussir à décrocher des places plus élevées au classement. Mais avec un Urdapilleta défaillant, il va manquer un véritable animateur, même si j’espère voir l’uruguayen à un niveau plus élevé que l’an passé. Dumora est propre en 10 mais sans être flamboyant .
  • Un début de saison où il faudra déjà faire sans un de ses meilleurs joueurs : Geoffrey Palis, blessé et qui ne reviendra qu’en fin de saison. Sa doublure, Berard est lui aussi out pour de longs mois. Julien Caminati, le bad boy du top 14, ou Julien Dumora devront assurer l’intérim. Ce qui amènera Felix Le Bourhis à certainement avoir du temps de jeu en 10.
  • Il manque à mon sens un « match winner », celui qui peut faire basculer un match du bon côté. Kockott a parfois ce rôle, mais deux gros défauts : son irrégularité chronique et son tempérament souvent dans l’excès. David Smith est peut-être plus proche de ce statut, ou même Tulou.

Force

  • Une bonne conquête, emmené par le capitaine Capo Ortega, la touche castraise se porte en général pas trop mal. La mêlée également, si le CO ne possède pas la première ligne la plus mobile, en mêlée fermée, les Tichit, Kotze & co assurent le boulot.
  • Le peu de changement dans l’effectif traduit aussi la volonté d’Urios d’instaurer une certaine continuité, dans la vie de groupe et dans le projet de jeu. Les combinaisons ne devraient pas subir de grands changement pour favoriser justement la stabilité.
  • Un groupe d’expérience, avec Capo, Jacquet, Caballero, Sanson … le CO compte des joueurs d’expérience dans le championnat … mais aussi des jeunes pousses prometteuses avec Babillot et Jelonch devant et Viallelle que je trouve très intéressant derrière.

Bilan

Le CO vivra certainement une saison « normale », avec un jeu « normal », et finira à une place « normale ». Encore une fois ils devraient être proche de la sixième place (légèrement au-dessus ou légèrement en-dessous, la question est ici). C’est sûrement les performances d’Urdapilleta qui pourrait permettre de basculer d’un côté ou de l’autre.

Episode 6 – UBB

Saison 2016/2017

Encore une saison qui n’a pas été à la hauteur des ambitions du président Marty. Depuis leur retour sur le devant de la scène, l’UBB n’a jamais réussi à accrocher les barrages, parfois à cause d’une très mauvaise période au mois d’avril, parfois à cause d’une pénalité ratée par Beauxis en face des perches au Wallon … cette saison encore une fois ils ne sont pas si loin, mais au final tellement éloigné. 11Ème avec 54 points.
En cours de saison Marty a revu les ambitions à la baisse, en étant désormais réaliste, l’objectif une fois mis à jour n’était plus que la 8ème place et plus le top 6. Malheureusement cette équipe a encore brillé par son inconstance, capable d’aller gagner à Exeter mais de perdre à la maison contre Pau avec une équipe type ou presque.

Inter-saison

Ibanez pourra se consacrer pleinement à son rôle de consultant TV désormais. Arrivée de Davidson, ex-Aurillac, au poste d’entraîneur des avants, Milou N’Tamack rentré au pays (à Toulouse) également. Le staff a donc pas mal bougé. Bruynel déjà dans le staff est quant à lui promu au rang de manager.

Au niveau effectif :
Quelques départs importants : Madaule, Buttin, Ashley-Cooper. Madigan lui n’a jamais réussi à s’épanouir à l’UBB, son départ est plutôt une bonne chose pour l’équipe d’ailleurs.
Les arrivées ne sont pas des noms ronflants déjà connu et reconnu en Top 14. Davidson n’est pas venu seul il a ramené avec lui Ravaï, pilier très tonique qui aime jouer ballon en main et assez solide en mêlée fermée (et Pelissié, plus de doutes concernant ses capacités à être bon à l’échelon supérieur).
Après Schoeman en 10 (ex-bulls), Fuatai, Edwards .. quelques inconnus, en tout cas pour moi, donc je ne préjugerai pas de leurs performances, mais le recrutement semble moins ambitieux que les années précédentes.

Saison 2017/2018

L’UBB est revenu à la raison, l’objectif sera d’être placé pour, si l’occasion se présente tenter d’accrocher le Top 6. Ils ont un premier bloc de match assez costaud, surtout au niveau réception, ASM+ MHR + RCT, ce qui signifie que dans la deuxième partie de saison, ils se déplaceront chez les mastodontes … ils vont devoir faire le plein entre fin aout et début octobre. S’ils passent à la fin de la première série de matchs décroché par le Top 6 ils vont devoir sacrément pédaler pour revenir dessus (oui un peu nostalgique du Tour de France …).
Une saison de transition en quelque sorte où l’UBB avec un nouvel entraîneur, un Président qui réduit les moyens alloués au recrutement et l’ambition sportive, devra d’abord se stabiliser réellement et reconstruire un projet.

Faiblesses

  • L’inconstance dont je parlais dans le résumé de la saison précédente, et leur propension à toujours avoir une période très dure dans la saison, l’an dernier c’est l’hiver qui leur est fatale, il y a deux saisons c’était la période post 6 Nations
  • Une faiblesse les années précédentes était aussi leur incapacité à dégager réellement un XV type ou
    du moins une vraie colonne vertébrale, jonglant entre les joueurs pour « qu’ils se sentent tous
    concernés », et au final des automatismes qui mettaient beaucoup de temps à se créer.
  • L’euphorie des débuts de l’UBB d’Ibanez et de N’Tamack avec du jeu en veux-tu en voilà s’était très vite estompé. Bruynel était déjà dans le staff l’an dernier et pourtant cette tendance ne s’est pas réduite, maintenant qu’il a les clés du camion va-t-il changer de route ?
  • Le départ de Buttin. Oui ce n’est peut-être qu’un joueur, mais il était en train de changer de dimension, il avait franchi un cap pour moi la saison dernière.
  • Un manque de réalisme offensif, 3ème pire attaque du championnat l’an dernier, les bordelais ont souvent du mal à faire le geste juste au bon moment. Il leur manque un tueur ou un joueur capable sur un geste de « créer la différence » (créer un espace, une passe donnant lieu à surnombre en bout de ligne etc)
  • La touche, surtout quand c’est Maynadier qui officie au poste de numéro 2…

Force

  • Indéniablement c’est leur troisième ligne pour moi. Braid – Chalmers, les deux infatigables, Goujon et Tauleigne. 4 joueurs avec une très grosse dépense d’énergie et assez complet. Goujon prend année après année un peu plus de puissance, ce qui lui faisait défaut à son époque rochelaise. Les deux premiers cités sont capables d’être au placage, au grattage, à la percussion et pourquoi pas à la finition.
  • La vivacité de la ligne arrière, sur le papier tout du moins.
  • En n°9 que ce soit Lesgourgues ou Serrin, ils seront des dangers constants pour les défenses adverses puisqu’ils disposent tout les deux d’un bon premier coup de reins pour tenter de partir en facteur au raz des rucks. Derrière eux pas vraiment de coffre à ballon mais plutôt des joueurs qui aime accélérer, Dubié, Ducuing, Talebula… En espérant qu’ils trouvent les automatismes et des combinaisons efficaces.

Bilan

Beaucoup d’inconnues au fond sur cette équipe, période d’adaptation ou non à la méthode du moustachu, ambition réelle du club (en Challenge aussi, juste figuration ou tentative d’aller chercher un titre européen), des joueurs « paris » … Mais j’imagine mal l’UBB se mêler à la lutte réellement pour les barrages, ils seront sûrement à l’affût mais arriveront-ils à franchir la ligne ? La deuxième partie de saison avec les déplacements chez les gros va être assez rude à gérer.

Episode 7 – LOU

LOU Rugby

Saison 2016/2017

L’équipe Bis de Toulon a terminé le dernier exercice à la 10ème place, classement « honnête » pour cette équipe qui cherchait d’abord a s’installer dans l’élite du rugby français. Sans être flamboyant, le LOU a réalisé de très belles perf’ comme le 16-3 infligé au MHR, les montpelliérains n’avaient pas vu le jour, dominaient dans tous les domaines.

Inter-saison

Encore du mouvement, et encore des arrivées en provenance de Toulon, il serait temps de changer l’écusson … J’arrête les plaisanteries promis.
Départs : Ti Paulo, Privat, Potgieter, Bonnefond, Nalaga, Gear, Porical … un plein wagon !
Arrivés : un recrutement que je trouve très bon ! Clément Ric, Gill, VDM, Oosthuizen, Pélissié qui je suis sûr n’est pas celui qui vagabondait à Toulon, Buttin … Un renfort par ligne, soit pour être titulaire, soit pour apporter un plus non négligeable soit en terme d’expérience soit en terme de profondeur (Beauxis)

Saison 2017/2018

Comme pour les palois, Lyon affiche ses ambitions et s’annonce comme un candidat (crédible) au Top 6. Cette équipe s’est construite petit à petit en ajoutant chaque année une touche en plus. Serait-ce la saison de la maturité et de la confirmation ? J’y crois.

Faiblesses

  • Le manque d’un ouvreur de top niveau, Michalak, Beauxis et Harris, sans vouloir leur manquer de respect, c’est très correct, mais un voir deux crans en-dessous d’un top player.
  • Un manque de profondeur en 9, Pélissié est le seul véritable joueur pro, Couilloud est certes prometteur mais il n’a qu’à peine 7 titularisations en Top 14, trop peu pour être une assurance tout risque.

Force

  • La puissance, avec VDM, Oosthuizen, Roodt, Fearns, Puricelli, Paea … Ils auront du répondant dans le défi physique !
  • Un effectif plutôt bien équilibré même s’il y a quelques « stars », il n’y a pas vraiment de joueurs simplement là
    pour faire le nombre, même des joueurs comme Alexis Palisson a beaucoup de choses à apporter à cette équipe.
  • Une troisième ligne assez « multi-profils », du coureur comme Bruni, au gratteur comme Gill ou à la puissance de Fearns
  • Une des rares équipes à avoir deux 15 de haut niveau, qui aime relancer et jouer, et sur une saison aussi longue, pouvoir tourner avec deux joueurs d’un niveau similaire sur des postes composant la colonne vertébrale de l’équipe, c’est un luxe !

Bilan

Peut-être pas l’équipe qui fait le plus peur sur le papier, mais un effectif plutôt bien dessiné, un recrutement intelligent à des postes clés. Les lyonnais délaisseront certainement encore le challenge pour garder de la fraîcheur pour le Top 14. Le LOU peut faire le plein de points sur le début de saison avec l’arrivée des très gros morceaux qu’au mois de novembre. Passer le premier bloc avec un bon classement les déchargerai d’une certaine pression. Le Lou dans le Top 6 n’a rien d’ubuesque.

Episode 8 – Pau

Smith - Pau Rugby

Saison 2016/2017

Après une première année d’apprentissage dans l’élite, les palois étaient décidés à jouer le jeu jusqu’au bout et à tenter de se faufiler dans le Top 6. Ils finiront l’exercice à une honorable 9ème place à 5 petits points du Racing. Après un début de saison compliqué avec notamment une mêlée aux abonnés absents, les palois ont su relever la tête en fin d’année avant de cartonner jusqu’à l’emballage final, avec des victoires en terres bordelaises, toulousaines et en résistant à la maison aux ogres clermontois. En « sur-régime » la Section a fini par s’écrouler de mi-mars à mi-avril en enchaînant plusieurs défaites au pire des moments, rédhibitoires dans la course aux barrages.

Inter-saison

RAS au niveau du staff, mais pas mal de mouvements dans l’effectif pro.
Arrivée : Halai, Foley, Domingo, Planté, Stanley, Adriaanse, Puech, Nicot … pas de noms ronflants à la Conrad Smith, Colin Slade, ou Armitage, mais Pau a recruté malin et fait quelques paris avec des joueurs à relancer. Domingo, un temps un des meilleurs piliers du championnat et international français, a traversé la saison dernière comme un anonyme ou presque, la Section fait donc un jolie pari sur un joueur encore en pleine force de l’âge et avec une très grosse expérience du haut niveau.

Halai, international NZ (1 sélection) et NZ Seven vient compenser le départ de Dupichot et se relancer après une saison où il a passé pas mal de temps à cirer le banc des wasps. Stanley arrive lui auréolé par son titre de champion de France avec l’ASM, même s’il n’a pas participé réellement aux phases finales avec l’explosion de Damian Penaud.
Départ : Dupichot (fin de prêt), Coughlan (…) je ne vais pas m’étendre sur les autres départs puisqu’ils sont assez peu important, de joueurs ayant très peu joués l’an dernier. Dupichot était venu à Pau pour apprendre, et bien les palois lui ont laissé ce bonheur et il leur a rendu en mettant sous le feu, mais il est reparti du côté du Racing 92 ; Coughlan lui part à la retraite.

Saison 2017/2018

Une ossature conservée, un recrutement intelligent pour compenser les départs et qualitativement plutôt bons, une stabilité en interne et désormais l’expérience d’une saison complète pour Carl Hayman au poste d’entraîneur des avants, la Section a tout pour faire une saison de bonne qualité. Une saison pour se maintenir, une saison pour s’aguerrir, une saison pour franchir (les barrages) ? Le Top 6 sera certainement l’objectif de la section cette saison, peut-être pas de jouer les premiers rôles, mais d’être là, placé pour voir enfin les barrages et plus si affinité ailleurs qu’à la télé.

Faiblesses

  • Les creux dont ils peuvent être victime, la série de 4 défaites consécutives en fin de saison dernière a tué leurs espoirs de top 6. Et leur début de saison poussif où ils ont bataillé jusqu’en décembre pour trouver de la régularité n’est pas forcément quelque chose de rassurant même si avec la stabilité de l’effectif le club a les moyens de démarrer sur de meilleures bases.
  • Une équipe qui dépend beaucoup offensivement de son duo Slade-Smith
  • Un manque de qualité à certains postes : 2ème et n°9. Même si Julien Thomas est un 9 expérimenté, ce n’est pas vraiment le joueur au profil moderne, dynamiteur, vif etc, je lui préfère d’ailleurs le jeune Daubagna.
  • Un manque de profondeur qualitatif, si un XV compétitif sera assez facile à dégager, avec des turn-over forcé en raison de l’enchaînement des matchs, la Section sera dans l’obligation d’aligner des joueurs d’un niveau plus moyens.
  • La défense, 3ème pire défense de la saison dernière, la Section s’est souvent oublié défensivement (sauf contre Toulouse …), s’ils veulent accrocher le Top 6 il faudra resserrer les boulons derrières. L’arrivée de Stanley et Planté, bons défenseurs devrait les y aider.

Force

  • Et si la mêlée devenait une de leur force ? On a vu les palois en galère puis relever la tête jusqu’à devenir bon dans l’exercice, avec le renfort de Domingo, celle-ci pourrait bien donner beaucoup de mal à certaines équipes.
  • McKintosh et Hammadache déjà en place, la Section peut avoir une première ligne de bon niveau. Même si c’est à relativiser étant donné que les remplaçants semblent être d’un niveau inférieur
  • La présence de deux buteurs réguliers, Slade (même s’il peut rater une pénalité en face des perches et passer la suivante du bord du terrain) et Taylor. L’an dernier Tom Taylor avait pris le but en l’absence de Slade et avait bien sauvé les fesses des palois (210 points dans la saison).
  • Une ligne d’arrière qui a de la gueule ! Slade – Halai – Stanley – Smith – Taylor 5 All-blacks, avec Planté. Votu, Vatubua en joker puissance, Pau est armé.

 

Bilan

Les palois ont une carte à jouer pour le Top 6, vraiment. Avec un peu de régularité ils devraient être là en avril dans le sprint final. Réussiront-ils un coup de force à la Pierre-Ambroise Bosse, ou resteront-ils à quai, au-delà de la sixième place ?

Episode 9 – Racing 92

Racing 92

Saison 2016/2017

6ème et dernier qualifié pour les barrages, demie-finale perdue perdue contre l’ASM, sur le papier le bilan n’est pas si mauvais. L’élimination en poule de Champions-cup colle déjà beaucoup plus avec l’impression qu’ils ont laissé sur la saison dernière. Après un titre et une finale, le Racing a connu une saison très compliquée. Hors du terrain déjà avec l’épisode Goosen parti élevé des chevaux en Afrique du Sud, Ali Williams qui a franchi la ligne blanche et Lorenzetti qui a échoué dans son entreprise de manger la concurrence parisienne grâce à une fusion. Mais également sur le terrain, Carter le sauveur a connu bien des soucis avec son genou… et les soirées mondaines parisiennes.

La hype autour de Nakarawa s’est essoufflé en quelques matchs, comme lui d’ailleurs. Le jeu proposé était bien loin de ce dont on pouvait attendre d’un effectif haut-degamme. Les seules satisfactions, pour moi, sont Chat qui a confirmé tout son potentiel, Imhoff toujours aussi solide même s’il a fini la saison complètement crâmé et … Dupichot qui a bien profité de sa saison dans le Béarn pour prendre de l’expérience et du temps de jeu.

Inter-saison

Le Racing 92 a étendu son pôle gériatrie en recrutant quelques joueurs en fin de carrière, Census Jonhston, Alabacete. D’ailleurs le Racing aime apparemment les joueurs de la ville rose puisqu’ils ont également signé Kakovin et Maka. On peut déjà tirer un certain bilan de ce recrutement :
Pato est cuit, Johnston fait un bon match sur 10 et le reste du temps il traîne ses années (et ses kilos), Kakovin a une propension à se blesser assez importante, et Maka est un espoir qui n’a jamais passé le cap de l’étage supérieur, puissant mais feignant..
Arrivé d’Iribaren qui devrait être le n°2 derrière Machenaud. De Donnacha Ryan, l’international irlandais pour renforcer la deuxième ligne, de Chouzenoux, jeune joueur en provenance de Bayonne. Virimi
Vakatawa est également de retour en rugby à XV, ce recrutement a tout du pari, un joueur aussi perfectible défensivement et aussi peu « discipliné » concernant les tactiques (sa propension à venir jouer derrière ses gros sur des rucks proche des lignes et à laisser son aile déserte par exemple)
Niveau départ : Masoe, Dubarry, Lacombe, Brugnault, Vartanov, VDM, Grobler, Hart, Dussartre, Williams …(parti faire un road trip en Colombie aux dernières nouvelles sur la route de son idole, Pablo Escobar). Une belle liste avec notamment des cadres comme Masoe, des joueurs qui étaient devenu important comme Grobler

Saison 2017/2018

Je ne sais pas vraiment à quoi joue le Racing et Lorenzetti. Les caisses sont-elles vides ? Un recrutement assez moyen, qui n’effacera pas leurs faiblesses de l’an dernier. Si je comprend qu’un titre soit difficile à digérer, surtout avec une préparation tronquée, cette année je ne suis pas certains qu’ils réussiront à faire mieux que l’an passé.

Faiblesses

  • Le poste si important de n°10 : Carter a un genou dans le formole ne devrait pas jouer tous les matchs, et pas forcément au niveau de la légende du rugby qu’il est. Pour compenser Talès et Dambielle seront ses doublures. Sans leur manquer de respect, ni l’un ni l’autre n’est un 10 avec unbon niveau, la preuve, Talès réussi en général ses meilleures prestations en centre, plus éloignée de la ligne d’affrontement. Le plus intéressant serait presque le jeune Pourteau.
  • La mêlée risque de se faire souvent chahutée, car hormis Ben Tameifuna qui est une véritable poutre, le reste est d’un niveau plus faible. Ben Arous s’il est bon dans l’exercice excelle surtout dans le jeu courant. Johnston est crâmé, mais peut dépanner sur 20 min, Kakovin est un très bon pilier sur mêlée fermée, mais encore faut-il qu’il ne soit pas blessé, et puis le reste … je n’en dirai pas plus.
  • Seulement 2 talonneurs pros, une blessure d’une durée assez importante d’un des deux pourrait
    déséquilibrer toute la conquête franciliennes.
  • La troisième ligne me laisse pensif, Maka est certes puissant mais pas régulier et un sacré feignant à l’entraînement, il n’a plus progressé depuis qu’il est sorti des espoirs, Lauret, et Classens ne m’ont jamais réellement impressionné. Et Le Roux a subi des blessures qui en font un joueur bien loin du niveau qu’il avait quand il était la nouvelle coqueluche du XV de France
  • Une équipe en bout de course avec, comme le ST ces dernières saisons, beaucoup de joueurs qui se rapproche de la date de péremption (11 joueurs a plus de 33ans) et avec l’exigence physique que demande le Top 14 désormais, ils auront de plus en plus de mal à enchaîner les matchs et à être régulier au plus haut niveau. On pourrait aussi considérer que ce sont des joueurs « d’expériences », oui, mais je pense que le côté vieux prendra le dessus sur le côté expérimenté…

Force

  • La ligne d’attaque en revanche, sur le papier, est intéressante. La ligne Dulin – Imhoff – Chavancy – Laulala – Dupichot a le mérite d’être assez complète, surtout maintenant que Dulin s’est remis au travail et a la volonté de progresser pour ne plus être qu’un simple bon joueur sous les ballons haut, et un relanceur de bon niveau. Il veut participer plus au jeu et créer des décalages.
  • Vakatawa est un pari, mais avec Nakarawa ils auront deux joueurs capables de multiplier les off-loads dans les
    matchs et créer du danger.

Bilan

J’ai peur pour le Racing, je pense qu’ils sont arrivé à la fin d’un cycle, et que cette saison s’inscrira plutôt dans une transition et la préparation du suivant. Le recrutement de joueurs en fin de carrière me conforte dans cette idée. Masoe a déjà pris sa retraire, Joe Rockocoko, Carter, le Tsar, Laulala, ne devraient pas tarder à en faire de même. Dans la course au Top 6, le Racing a une longueur de retard sur la ligne de départ.

 Episode 10 – Stade Toulousain

Stade Toulousain

Saison 2016/2017

Un gros fiasco, il faut regarder les choses en-face. 12ème, un jeu pauvre sur 80% des matchs, une équipe qui a déjoué et a forcé le jeu au large alors que la force était dans l’axe . Il faut aussi relativiser, le ST a laissé de nombreux points route qui étaient évitables, soit grâce à un brin de chance, soit à cause du manque des internationaux (et des lacunes tactiques de Mola …)

Inter-saison

Grand jeu de chamboule-tout, nouveau Président, retour de N’Tamack, départ d’Elissalde. Mola
est resté faute de mieux et d’argent, il prend en charge les arrières. Départ de Pelous.

  • Arrivée : recrutement qui ressemble enfin à quelque chose, et plutôt cohérent. Pointud, Faumina en piliers; Madaule; Dupont; Holmes; Kolbe. Retour au club de Ramos
  • Départ : une partie des dinosaures sont partis, Johston, Albacete, Steenkamp, Luke …
    Grosse perte : Tolofua, Camara

Saison 2017/2018

Après avoir fait le point sur l’effectif, si le recrutement est meilleur que les dernières années, il y a tout de même de gros soucis à certains postes :

  • talonneur : hormis Ghiraldini derrière il ne reste que Marchand encore très moyen et Mauvaka qui est un espoir
    – 3ème ligne : 5 joueurs pro, dont Faasalele qui ne sert pas à grand chose … jouant ses meilleurs matchs en 2ème, sans réel point fort. Un manque de densité physique également, Galan en 8 … c’est un peu Chouly, un pas en avant, 3 en arrière !
  • L’absence d’un gros gratteur
  • En centre, dinosaure Fritz toujours là, David qui est blessé 6 mois de l’année, Fickou qui plafonne

Faiblesses 

  • Un recrutement pas assez ambitieux et un manque de profondeur d’effectif. Et une série de blessure pourrait bien couper toute ambition de jouer les barrages
  • Un gros soucis tactique, Mola est un coach sur lequel j’ai quelques doutes. Sur plusieurs matchs l’an dernier j’avais signalé que l’équipe alignait n’était pas faite pour le match en question, ex : Pau.
  • Les buteurs … gros point faible l’an dernier du ST. A voir si Mola confie ce rôle aux nouveaux (Holmes ou le revenant Ramos), ou si Bezy redevient un joueur de rugby dont j’étais tant fan. Pour le moment je préfère ne pas trop attendre de nos buteurs.
  • Une ligne d’arrière assez terne au niveau animation, du large-large pour ne pas gagner un mètre. Kunatani et Perez, deux passoires défensivement, Médard dont la dernière relance réussie était celle d’une amende pour stationnement interdit pas payée. Je suis sûrement un peu dur avec mon club mais, je sais qu’ils sont capable de beaucoup mieux que
    ces dernières saisons.

Force 

  • La conquête, tant mêlée que touche. Servat a mis du temps mais il a réussi à faire éclore Baille et Aldegheri en première ligne. Bon Baille est blessé pour le début de saison, mais compensé par l’arrivée de Poitud et du Joker médical. A droite l’arrivée du All-black Faumina devrait caler le côté.
  • En touche, Ghiraldini est un des lanceurs les plus réguliers du championnat, et avec la tour de contrôle Gray c’est quand même un atout majeur. Boulhoui a énormément apporté à ce secteur d’ailleurs.
  • Une certaine mobilité du pack, si Pointud est moins mobile que Baille, Faumina de l’autre côté est un joueur qui aime toucher le ballon et qui participe aux phases offensives ballon en main. Tekori et Gray pourrait former une grosse deuxième ligne très complète. Et Cros, Gray, Axtens sont plutôt coureurs

 

Bilan 

Un effectif qui doit permettre de dégager un bon XV type mais dont l’absence de profondeur pourrait être fatale sur une saison aussi longue et aussi exigeante. En pensant que durant les tests de novembre et durant le 6 nations, plusieurs joueurs pourraient être concernés par le XV de France : Fickou, Doussain, Maestri, Baille (une fois revenu), Huget, et même le tout jeune Romain N’Tamack (fils de son père). Je vois le ST faire un bon début de saison mais piocher à la sortie de l’hiver.

J’ai aussi vu quelques commentaires dire que nous n’avions pas de Coupe d’Europe … FAUX ! Le Challenge, ça se joue, ça se respecte même quand on a 4 étoiles sur le maillot ! Et la poule dont on a hérité est loin d’être facile, Sale, Cardiff et le LOU. Donc physiquement ça sera aussi dur ou presque qu’en H-Cup.

Rappel de mes paris Long Terme sur le TOP 14 :

  • CO Top 6 (@2.75)
  • Pau Top 6 (@4.00)
  • LOU Top 6 (@3.20)

Notre tipster Steph voit aussi ce bet, retrouve son analyse gratuitement en un clic ici 

  • Racing pas Top 6 (@3.00)

L’analyse de ces équipes se fera dans la partie 2 de la preview : « Les Outsiders ».

N’hésitez pas à commenter l’article pour donner vos avis et vos pronostics Long Terme !

Un grand merci à Jean-Michel pour cet article !

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