Parier au long terme ou à court terme : quelle rentabilité ?

Voilà un des nombreux dilemmes du parieur. Après avoir étudié récemment celui concernant l’intérêt ou non de couvrir ses paris, comparons désormais deux écoles, entre ceux qui choisissent de miser leurs billes avant le début d’une compétition sur l’issue de celle-ci, avec le lot d’incertitudes que cela comporte, et ceux qui ne jurent que par le pari la veille du match, même si les cotes sont parfois bien minces. Les deux stratégies de pari ont leurs hauts et leurs bas, à vous de juger ensuite quel genre de parieur vous êtes et donc quelle tactique vous correspond le plus.

Parier sur une compétition en général, ou très en avance avant le déroulement de ladite compétition, est la manière permettant de remporter les plus gros gains, mais aussi celle la plus probable de ne rien remporter du tout. Les cotes sont toujours beaucoup plus élevées avant le début d’une compétition qu’une fois celle-ci entamée, et ce, pour plusieurs raisons. Si l’on prend en compte l’exemple récent du Tour de France, parier sur Chris Froome avant le début du Tour était évidemment le plus logique à faire, mais la cote restait assez élevée, car chutes et abandons sont monnaie courante au cyclisme, et nombre de ses adversaires y sont d’ailleurs passés. À l’inverse, miser sur Chris Froome après deux semaines de compétitions et l’abandon de Porte et les méformes de Contador et Quintana ne rapportait presque plus rien.

Bien sûr, cette méthode comporte des risques. Dans le cas du football, parier dès à présent sur une victoire du PSG en Ligue 1 n’est coté qu’à 1,30 sur BetStars, ce qui parait bien peu quand on se rappelle qu’ils ont été nettement dominés par Monaco l’an passé et que leur mercato n’a pas encore attiré la star désirée. Bien sûr, si Neymar Jr. venait à débarquer dans la capitale, cette cote serait encore raboté jusqu’à devenir inexistante. Par contre, dans la même compétition, Monaco n’est coté qu’à 6,00, ce qui peut paraître élevé quand on connaît le savoir-faire de Jardim et de ses troupes. Mais là encore, l’incertitude autour du destin de Mbappé rend ce pari plus risqué. S’il part, les chances de voir Monaco garder son titre se réduiraient à peau de chagrin, et le pari, de prime abord alléchant, se solderait par un échec.

Puis il y a ceux qui ne veulent pas se prendre pour de trop grands Nostradamus et qui ne parient qu’au dernier moment, voire même durant un match en fonction du déroulement de celui-ci. Cette méthode est évidemment plus sûre, car le parieur dispose de tous les éléments possibles en sa connaissance. Ainsi, de parier sur l’issue d’un match de rugby à la mi-temps, quand une des deux équipes compte 15 points d’avance, est une quasi-certitude de réussite. Mais la cote risque d’être très faible, il faudra donc parier une somme conséquente pour dégager un profit intéressant.

Enfin, il ne faut jamais oublier que le sport est toujours plein de surprises. Entre ceux qui ont parié sur une qualification du PSG après leur victoire 4-0 au match aller de huitièmes de finale de Ligue des Champions l’an passé, et ceux qui avaient misé sur un titre de champion d’Angleterre de Leicester en 2016, les stratégies les plus sures se sont retrouvées être les plus désastreuses, alors que le pari le plus improbable a été le jackpot du siècle. Mais bien sûr, cela reste aussi des cas particuliers et la manière la plus certaine de remporter ses paris sera toujours celle du pari au dernier moment. Mais pour réaliser de véritables jolis coups et empocher des gains qui pourraient vraiment avoir une influence sur votre vie, il faudra prendre le risque du pari sur le long terme. Il en revient à chacun de déterminer quelle part de son porte-monnaie il souhaite attribuer à chacune de ces deux méthodes, pour tirer un maximum de chacune d’elles.

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