Bonne nouvelle pour les parieurs : vers une ouverture du marché du jeu ?

Afin de privatiser prochainement la Française des Jeux, le gouvernement souhaiterait dynamiser les jeux en lignes en assouplissant la réglementation.

Lors des prochains mois, le gouvernement ouvrira le capital de la Française des Jeux à des investisseurs privés. L’Etat en détient 72% et souhaiterait en vendre entre 20 et 40%. En 2015, le ministre de l’Economie Emmanuel Macron visait à ce que l’Etat descende sous la barre symbolique de 50%. Christian Eckert, alors secrétaire d’Etat au budget s’y était opposé.

Mais aujourd’hui, la donne a changé et l’Etat songe à ouvrir le marché en parallèle de la privatisation du monopole des jeux. La réglementation serait allégée et sans toucher à la loterie, il s’agirait de redonner un second souffle aux jeux en ligne qui est le principal relai de croissance de la FDJ.

Sur les jeux en ligne, l’Etat prélève aujourd’hui 9% sur les mises des joueurs soit 50% du chiffre d’affaire des sociétés de jeux. Les opérateurs prennent donc moins de risques dans les cotes proposées car cette taxe s’applique avant le résultat des paris.

Un chiffre alarmant : 800.000 joueurs sur les sites étrangers

Charles Coppolani, président de l’Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel) ne cesse de proposer une baisse de la fiscalité afin de rapatrier de nombreux joueurs. 800.000 d’entre eux se tournent vers des sites étrangers proposant de meilleurs gains. Celui-ci souhaite « taxer directement le chiffre d’affaires pour qu’ils proposent des cotes plus attractives ».

Pour éviter un changement trop brutal, il serait bon de ramener un taux d’imposition avoisinant les 25% ; encore bien loin de nos voisins britanniques, italiens et espagnols qui oscillent entre 15% et 20%.

Augmenter les gains pour booster le marché

Prochainement, le gouvernement va étoffer son offre de jeux, principalement les paris sportifs, pour favoriser les applications sur mobiles. Le régulateur milite pour autoriser les jeux de casino en ligne jusque-là interdits en France. Charles Coppolani ajoute « nous estimons qu’il y a 500.000 joueurs de casino en ligne qui peuvent revenir sur le marché français ». Un rapatriement massif renflouerait les caisses de 600 millions d’euros. Le ministère des finances souhaiterait par ailleurs augmenter les gains retournés aux joueurs pour les inciter à rejouer et booster le marché. Mais cela soulève le fameux problème de l’addiction.

A Bercy, on dit que toutes ces questions prendront du temps, un an peut-être. Dans le même temps, les buralistes réfléchissent à négocier des « actions de préférence » au capital de la FDJ dont ils sont le premier distributeur. De son côté, le groupe Barrière se tient près en cas d’ouverture du marché. Nul doute que les prochains mois seront déterminants dans la dynamisation des jeux en ligne.

Benjamin Pinault, Rédacteur MediaPronos

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